France-Pays Bas 1980.


FRANCE - Pays Bas 1980
Debout : Trésor, Christophe, Janvion, Specht, Bossis, Dropsy, Bathenay.
Accroupis : Pécout, Couriol, Platini, Six.

Johnny Rep, Marius Trésor et le chanteur Christophe.

- 26 mars 1980 -
Amical
Parc des Princes. Paris. 41.477 spectateurs.
FRANCE et Pays-Bas : 0-0 (0-0). 
Arbitre Mr Paolo Casarin (Italie).
Remplacements : Bathenay par Rampillon (64ème), Six par Rouyer (71ème), Christophe par Tusseau (78ème) pour la France. Balkestein et Vermeulen par Willy et René van de Kerkhof (46ème), Kist par Nanninga (73ème) pour la Hollande.
FRANCE : Dropsy – Janvion, Specht, Trésor, Bossis – Christophe, Platini, Bathenay – Couriol, Pécout, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
PAYS-BAS : Schrijvers – Wijnstekers, Balkestein, Krol, Hovenkamp – Schoenaker, Stevens, Thijssen – Rep, Kist, Vermeulen. Entraîneur : Jan Zwartkruis.

- LE MATCH EN PHOTOS -

Eric Pécout s'effonce dans la défense néerlandaise.

Johnny Rep contre les Frenchies (Didier Christophe et Trésor).

Michel Platini : C'est quel Van de Kerkhof celui-là ? 

Ballet aérien (Dropsy, Rep, Janvion et Schrijvers).

Pécout joue et l'arbitre en a ras la hotte !

Une rencontre très cadenassée au final.

- LE MATCH EN VIDEO -



IDENTITE NATIONALE. La fiche Edf de... André Rey.


Première sélection ?
Tout débute le 2 février 1977 lorsque Michel Hildago me convoque pour un match non-officiel contre la Roumanie. La rencontre, très amicale, se déroule à Bordeaux devant 15.000 spectateurs venus admirer la jeune classe française concoctée par le sélectionneur. Mon copain du F.C Metz Patrick Battiston, les Bastiais André Burkhardt et Jacques Zimako ainsi que les Canaris Omar Sahnoun et Baronchelli honorent également cette cape officieuse. Ma première sélection officielle remonte au 23 février 1977 contre la RFA du Kaiser au Parc des Princes. Une promesse du coach qui m'aligne dans le onze de départ contre les champions du Monde en titre. C'est une réussite puisqu'on tape les casques à pointe (1-0, but d'Olivier Rouyer). C'est un grand honneur pour moi car il va de soi que j'espérais bien un jour avoir une chance comme titulaire en match officiel. Et planter Baratelli sur sa ligne ! C'était une consécration à laquelle je n'osais pas vraiment croire. J'avais connu suffisamment de déboires au long de ma carrière pour considérer cette sélection comme un événement exceptionnel !

La der ?
Lors de la tournée de l'équipe de France aux States le 2 mai 1979. Dans le cadre féerique du Giants stadium de New-York. On gagne 6 à 0 sur un synthétique et en basket. La French Touch quoi, avec un p'tit côté electro qui pointe le bout de ses crampons. Comme chuis plutôt musette et folklore alsacien, je suis mis au rancart après dix sélections pile-poil... à bois.

Fait marquant en Bleu ?
Malgré un nombre de sélections famélique, j'ai quand même réussi de bons coups en Bleu. Il y a d'abord cette victoire contre l'Allemagne championne du Monde. Pour une première, pas mal pour un bizuth, Alsacien de surcroît. Je suis aussi de la victoire contre la Bulgarie (3-1) qui nous qualifie pour le mondial argentin, et du nul au Maracana contre le Brésil (2-2) lors de la tournée française en Amsud. C'est le début d'une grande histoire en quelque sorte, mais comme il y a toujours un « mais »...

Anecdote ?
Un mois avant la coupe du Monde 1978, alors que je suis dans les vingt-deux en partance pour l'Argentine, je me fracture le poignet à l'entraînement avec mon club. Du coup c'est Jean-Paul II, Bertrand et Demanes en fait, qui prend ma place. C'est un gros coup au moral et sur la confiance. Hidalgo me rappelle pour les éliminatoires de l'Euro contre la Suède en septembre, mais je n'ai plus la foi et suis mis à l'amende sur l'égalisation suédoise (2-2). Un nul qui coûte la qualif' pour l'Euro 80. El Rey est mort pour les Bleus, vive Dédé !!!




JOHAN CRUYFF au New-York Cosmos.


Depuis son annonce officielle en début d'année 1978 sur sa décision de ne pas renouveler son contrat avec le F.C Barcelone pour la saison suivante, les rumeurs allaient bon train sur l'avenir de Johan Cruyff. Pour ne rien arranger, son désir de ne pas participer au mondial argentin, et on croyait le « hollandais volant » mort pour le football. A 31 ans tout juste, le finaliste de la coupe du Monde 1974 souhaite prendre sa retraite au moment où ses affaires tournent à la banqueroute. Le rebelle aux cheveux longs se retrouve sur la paille et devient la cible du fisc espagnol. Bondissant sur l'occasion comme au temps du football total du grand Ajax, Cruyff en profite pour filer à l'anglaise vers les Etats-Unis, ce nouvel eldorado pour anciennes gloires en manque de cash. Le numéro 14 aux accélérations foudroyantes répond à l'invitation du New-York Cosmos. Un accord a été signé le 3 août 1978 et porte sur la participation du Néerlandais à deux matches exhibiton. Un bon moyen pour lui de se refaire financièrement. Après Ajax, son club formateur, et le Barça, Johan Cruyff enfile le troisième maillot de sa carrière au cours d'une soirée de gala. Le 30 août, New-York Cosmos affronte une sélection mondiale composée, entre autres, de Boniek, Rivelino, Tarantini, Rep, et dirigée par Luis Cesar Menotti.


Sur le terrain, le meilleur joueur du monde encore en activité étale toute sa classe et délivre des caviars à ses coéquipiers. Dans les coulisses du Giant Stadium, Ehmet Ertegun s'active pour trouver un compromis avec sa majesté Johan. Le boss de la Warner, propriétaire de la franchise new-yorkaise, avance des argument plutôt convaincant sur le papier., un chèque de cinq millions de dollars ! Après Pelé et Beckenbauer, Ertegun tient à s'attacher les services d'un joueur de niveau mondial afin de développer l'audience du soccer et les recettes de son club. De son côté, Cruyff est reste ferme sur ses intentions. Le « flying dutchman » a l'habitude des bras de fer et excelle dans l'art des négociations. Ce dernier ne veut jouer seulement que des rencontres amicales. La partie est serrée entre les deux camps mais l'affaire n'est pas conclue. Trop de désaccords financiers. Johan Cruyff quitte New-York dans la foulée sans jouer le second match prévu trois jours plus tard contre l'Atletico de Madrid.



Afin d'honorer son contrat signé au début de l'été, Cruyff porte à nouveau la tunique du Cosmos alors que la franchise new-yorkaise effectue une tournée en Grande-Bretagne. L'événement a lieu le 26 septembre à Londres. Une rencontre de pré-saison pour les « Blues » de Chelsea à Stamford Bridge. Et la fin de l'aventure avec Big Apple pour Cruyff. Pour des rasions diverses et qui dépassent aussi les histoires de fric. En aparté, l'ancien capitaine de la « Oranje » avoue qu'il déteste la pelouse synthétique du Giant Stadium. En clair, à son âge, Johan n'a pas envie de se niquer les ligaments sur une surface artificielle. Par ailleurs, « el flaco » - le maigre en espagnol, comme on l'appelle à Barcelone - ne voit pas d'un bon œil la qualité de l'effectif du Cosmos. Derrière les critiques tactiques et techniques sur le jeu pratiqué par le team new-yorkais, Cruyff ne supporte pas de partager son statut de star avec le Kaiser. Franz Beckenbauer est arrivé un an auparavant, en compagnie de Carlos Alberto, le capitaine de la Seleçao championne du Monde au Mexique (1970). Trop de gratin pour le Hollandais qui ne souffre pas la concurrence. Son égo est ailleurs, sous le soleil de la Californie. Après le flop de New-York, Johan Cruyff signe en effet un contrat quelques mois plus tard avec L.A Aztecs. Pour y body-builder son porte-monnaie, et le plaisir dit-il d'évoluer sur un vrai gazon. A Los Angeles, Cruyff est une star heureuse, George Best n'est plus là, même si son patron s'appelle Elton John, qui a des billes dans la franchise californienne.


MILEMIL. Le crampon rétro du futur.

Si Romans est connue pour être la capitale de la chaussure de luxe, la cité drômoise pourrait aussi devenir, à terme, celle du crampon 100% made in France grâce pari fou lancé par Christophe Pinet, et de son associée Isabelle Dhume. Pour Christophe, tout part d'un constat navrant chez ce collectionneur de chaussures de foot. Malgré ses recherches obstinées, impossible de trouver une paire de crampons fabriquées dans l'Hexagone. Tous les modèles sont produits en Asie et en matière synthétique chère à Thierry Hazard, pas le frère d'Eden qui danse souvent le jerk sur le pré. Lui est amoureux du cuir pleine fleur et de coton naturel. Un truc vrai comme le football de son enfance, avec le gros Mimi dans les bois et le p'tit Babasse qui se prend pour Platoche. Une passion qu'il partage avec Isabelle, dessinatrice, qui a tenté mille expériences avec le cuir avant de se concentrer définitivement sur la chaussure. Elle et lui étaient donc fait pour se rencontrer. L'occasion se présente lors d'un forum spécialisé. Le tandem planche alors sur un projet et, avec l'esprit d'entreprise qui les anime tous les deux, fonde la société Milémil. Grâce au principe du financement participatif très en vogue sur internet, Isabelle et Christophe achètent leurs premiers moules (2000 € l'unité, c'est pas rien) et les premiers crampons à la sauce vintage sortent de l'usine il y a un an tout juste. Une belle histoire qui touche au cœur et va droit au but, avec les crampons Milémil aux pieds. Rencontre avec l'initiateur du projet, adepte du une-deux en équipe mixte.



Quel est ton parcours et quand et comment est venue cette idée de chaussures de foot 100% française ?
Christophe : Je suis un ancien pensionnaire du centre de formation du Sporting Club de Toulon. A la rétrogradation du club en DH, j'ai décidé revenir dans mon club formateur, Six-fours le Brusc football Club. Je me suis consacré à des études de commerce. J'ai travaillé dix ans dans la grande distribution et l'année dernière j'ai crée avec Isabelle Dhume, la société Milémil. Le seul fabricant français de crampons de foot.

Rassure-moi, mais le nom de la marque n'a bien aucun rapport, de près ou de loin, avec le chanteur de Gold ?
Le nom vient de la contraction de « Dans le mille, Emile ». Nous voulions un nom un peu franchouillard et facile à prononcer dans toutes les langues.

Où en es-tu depuis la création de la chaussure Milémil ? As-tu fais des démarches auprès de joueurs et/ou clubs professionnels ? Et quels sont les retours ?
Nous avons trois joueurs de Ligue 2, cinq joueurs français à l'étranger. Les retours sont très positifs car la qualité et le confort en font un produit unique. Maintenant à nous de nous développer pour signer des contrats pour les voir sur les pelouses.

Et au niveau amateur ?
Nous avons pratiquement quatre-cent joueurs qui portent nos crampons le dimanche. Nous en sommes fiers.

Quelles conclusions tires-tu de tes démarches auprès des médias ?
Beaucoup sont intrigués et nous ont un petit article dans le journal. Nous sommes passé sur TF1 juste avant le premier match de l'EDF durant la coupe du monde au Brésil.


Milémil, c'est avant tout le style vintage. Quels sont les joueurs du passé que tu aurais aimé voir porter tes chaussures ?
Il y en a tellement à cette époque. Platini, Maradona, Cruyff, la bande des Verts et l'équipe de France 1982-84-86.

Et les joueurs actuels qui correspondent à l'esprit de la marque ?
Des joueurs qui ont des valeurs, Xavi, Totti, Lloris.

Milémil, c'est aussi des chaussures « côté ville ». Es-tu satisfait de la commercialisation et des ventes de celles dernières ?
Oui, le produit plaît énormément et nous avons de nombreux coloris.

N'est-ce pas trop compliqué de produire « 100% français » avec des produits de qualité (cuir et coton biologique) ?
Le produire Français est très compliqué car nous avons perdu beaucoup de savoir-faire en une vingtaine d'année. Il faut tout ré-expliquer par exemple pour la chaussure de foot. Cela fait plus de trente ans que la France ne produit pas de crampons.

Quelle est la durée de fabrication d'une paire de chaussures ?
Il faut quatre heures pour fabriquer une paire.

Comment se passe une journée type pour toi depuis la création de Milémil ?
Usine, mail téléphone, boutique, déplacements... C'est une journée de dingue mais je ne changerai pour rien au monde.

N'est-ce pas une tâche ardue de s'attaquer à un domaine réservé à certaines multinationales et leur contingent de campagne de communication ?
Oui, mais nous faisons l'opposé des grandes marques. Nous avons un produit de qualité et nous essayons de le promouvoir, pas avec des joueurs qui font la guerre ou qui font du bling-bling à la télé.

As-tu des contacts à l'étranger pour une éventuelle commercialisation de la marque Milémil ? Ou bien est-ce un projet à l'étude ?
Nous avons des contacts avec des Français basés en Chine, Taïwan et Hong Kong.

D'ailleurs quelles sont tes idées à l'avenir pour asseoir la marque dans les esprits des footballeurs ou des supporters de foot ?
Je ne veux pas leur mentir. Nous voulons continuer dans le made in France avec des chaussures confortables et de qualité. Aujourd'hui, le modèle phare passé un certain âge, c'est la « Copa Mundial » (modèle de la marque aux trois bandes sorti en 1979). Je voudrais que demain ça soit la Milémil.

Le style « casual » des chaussures de ville n'est-il pas une idée à creuser auprès des ultras pour le développement de la marque ?
Nous avons eu cette idée, faire un modèle pour les South Winners ou les Canaris. Nous cherchons des contacts dans les groupes de supporters pour développer un modèle.


Te sens-tu d'ailleurs profondément « against modern football » ?
Le football actuel va trop loin, en terme d'argent, de joueurs. Ronaldo est un excellent joueur mais il ne me fait pas rêver. Nous avons perdu la magie du football qui me faisait rêver étant jeune.

Et l'image du football selon Milémil, c'est quoi ?
Deux pulls dans une cour d'école avec un ballon en mousse et la joie de pouvoir taper dedans.

Te souviens-tu de la première fois que tu as chaussé des crampons ?
Oui, j'avais trois ans. C'était au stade de la Coudoulière à Six-fours. C'était un terrain stabilisé.

Quelle est ton équipe de cœur ?
Mon équipe de cœur c'est l'OM. Mais j'ai beaucoup d'affection pour le Sporting Club de Toulon, ça me fait mal de les voir en DH. J'espère qu'un jour ce club retrouvera l'élite.

Pour finir, quel est le « onze » type (toutes époques confondues) de la chaussure Milémil ?
Yashin – Amoros, Benkenbauer, Blanc, Maldini – Tigana, Cantona, Waddle – Cruyff, Platini, Maradona.

Lien : http://www.milemil.fr

France-Portugal 1978.


FRANCE-Portugal 1978.
Debout : Rey, Janvion, Sahnoun, Bossis, Rio, Lopez.
Accroupis : Giresse, Baronchelli, Michel, Berdoll, Six.


Henri Michel et Humberto.

- 8 mars 1978 -
Parc des Princes. Paris. 42.241 spectateurs.
FRANCE bat Portugal : 2-0 (2-0). 
Arbitre Mr Alexis Ponnet (Belgique).
Buts : Baronchelli (9ème), Berdoll (39ème) pour la France.
Remplacements : Lopez par Battiston (56ème), Berdoll par Amisse (75ème) pour la France. Fernandes par Seninho (32ème), Oliveira par Oscar (78ème) pour le Portugal.
FRANCE : Rey – Janvion, Rio, Lopez, Bossis – Michel, Sahnoun, Giresse – Baronchelli, Berdoll, Six. Entraîneur : Michel Hidalgo.
PORTUGAL : Bento – Artur, Humberto, Laranjeira, Cardoso – Celso, Toni, Alves – Oliveira, Fernandes, Costa. Entraîneur : Juca.

- LE MATCH EN IMAGES -

Max Bossis étale sa classe devant Toni.


Les notes des joueurs.


- FRANCE-Portugal (article Foot Supporter Mag n°22) -

- LE MATCH EN VIDEO -


S.E.C BASTIA 1981. Coupe de France.


SPORTING ETOILE CLUB de BASTIA 1981
Debout : Lulu Accorsi (dir. sportif), J.L Desvignes, J. Graziani, , J. Pastinelli, J.L Cazes, P. Hiard, P. Marchioni, C. Orlanducci, F. Lacuesta, G. Gili, A. Redin (ent.).
Accroupis : R. Milla, C. Papi, A. Fiard, P. Mariini, C. Bracconi, S. Ihily, L. Marcialis, J. Henry.