TORINO CALCIO 1984-85. By Panini.


TORINO CALCIO 1984-85

En haut : Pileggi, Comi, Galbiati, Beruatto, Danova, Sclosa, Picci.
Debouts : Biasi, Serena, Martina, Zaccarelli, Copparoni.
Assis : Dossena, Junior, Cazzaniga, Radice, Sala, Schachner, Francini.
En bas : Tardito, Corradini, Ferri, Caso, Mariani, Giunta.




INTERVIEW. Krimau.

Céline Dion a eu son « merry » René, le championnat de France de foot a, quant à lui, eu son Merry Abdelkrim dit Krimau. Un des héros de l'épopée bastiaise de 78, qui a pas mal bourlingué par la suite, évoque sa carrière en buteur-express, tel qu'il était sur le pré. Rencontre avec l'international marocain (13 séléctions, 5 buts), attaquant titulaire des Lions de l'Atlas lors du Mondial 86, et plutôt heureux de son parcours professionnel à travers la France, qui en pince pour la Corse et Paname.

Le souvenir qu'il te reste de ton premier match pro ?
C'était un Paris S.G-Bastia. J'ai marqué un but au Parc des Princes. 

Et du dernier ?
Finir avec le Matra... C'était un objectif.

Que représente pour toi l'épopée bastiaise en coupe UEFA 78 ?
1978, c'était une année exceptionnelle. J'ai marqué cinq buts en coupe d'Europe, et surtout joué une finale. J'étais heureux pour la Corse.

Abdelkrim Merry : une étoile à Bastia.

Après le Sporting, tu as la particularité d'avoir beaucoup voyagé, 7 clubs en 7 ans (Lille, Toulouse, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, St-Etienne). Pourquoi ? Par goût des contrats à court termes ?
Non, je voulais changer de clubs pour avoir une expérience ailleurs. Et ainsi de côtoyer d'autres entraîneurs.

Dans lequel de ces clubs n'aurais-tu pas du aller ?
Partout où j'ai joué, j'ai été heureux.

Ta saison la plus aboutie, c'est en 1982-83 avec le F.C Metz (23 buts) ? Est-ce grâce à ta complicité avec Tony Kurbos sur le terrain ?
Pas spécialement. C'était le travail de l'équipe, et moi j'ai fais le reste.

Krimau à Metz. Toujours à l'heure pour scorer.
L'apogée de ta carrière, c'est la coupe du Monde 86 au Mexique. Comment as-tu vécu cette compétition ?
La coupe du Monde, c'est effectivement le sommet. C'est fantastique ! On ne peut pas le décrire, il faut le vivre.

Tu as effectué toute ta carrière en 1ère division, sauf à Toulouse (1981-82) alors en D2. Comment juges-tu cette expérience au T.F.C ?
Mon ancien entraîneur - Pierre Cahuzac - était à Toulouse à l'époque, et il m'a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le T.F.C en première division. Chose faite en fin de saison. J''ai d'ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier.

Tu as fini ta carrière au Matra (de 1987-89) qui ne manquait pas d'ambition à l'époque. Bizarrement, tu as perdu toutes tes illusions à Paris ?
Non, comme je l'ai dit plus haut, c'était un objectif de finir au Matra. J'aime Paris. Mes deux garçons y étaient très heureux. Mais surtout parce que c'est la plus belle ville du monde.

Le plus grand regret de ta carrière ?
Je n'ai pas de regrets. Ma carrière, ce n'est que du bonheur !

Ton match le plus accompli, celui où tu t'es senti le meilleur joueur du monde ?
Le match à Torino. J'ai marqué deux buts au stadio Comunale. C'était le bonheur pour moi, pour la Corse, et pour le football français.

Krimau à Torino.

S.E.C BASTIA 1976-77. By Panini.


S.E.C BASTIA 1976-77

Debouts : Petrovic, Desvignes, Cazes, Luccini, Orlanducci, Burkhardt.
Accroupis : Félix, Franceschetti, Zimako, Papi, Dzajic.


BIO EXPRESS DEGRADABLE : Ognjan Petrović.

OGNJAN PETROVIC.
Les dirigeants bastiais croient-ils avoir fait la bonne affaire, à l'été 76, lorsqu'ils débauchent Ognjan Petrović de l'Etoile Rouge de Belgrade. Le portier serbe, dans la tradition des grands gardiens yougoslaves du championnat de France, est dans la lignée des Ivan Ćurković et Ilija Pantelić; ses homologues à Sainté et Paris S.G. International depuis 1973, Petrović a gardé les bois de la sélection nationale lors de la coupe du Monde 74, et vient de participé à l'Euro 76 quand il débarque en Corse, sur les conseils de son grand ami « Dzaja », Dragan Džajić, l'attaquant-star du Sporting. Avec son statut de titulaire en sélection (il en compte quinze au total), ses quatre titres de champions (1968, 69, 70 et 73), son triplé en coupe (1968, 70 et 71) avec l'Etoile Rouge et son mètre quatre-vingts cinq, c'est un géant qui arrive à Furiani. Malheureusement au pied d'argile.

Petrović K.O

Même s'il manque parfois d'un peu de concentration, selon son confrère Ćurković, Ognjan Petrović tient la boutique en bon professionnel. La bête est douée mais fragile. Toute la saison 1976-77, il joue avec une épaule en vrac qui le fait souffrir. Ce qui l'empêche de donner la vraie mesure de son talent. Si le Sporting possède une attaque de feu (82 buts dans la saison), il aussi beaucoup de buts (53). Mais le natif de Kruševac est un dur au mal qui s'accroche, comme ce jour de derby contre Nice où il envoie des bourre-pifs aux Aiglons. Parfois suppléé par le jeune Marc Weller, Petrović aborde l'exercice suivant avec un état d'esprit revanchard.

Mais Bastia reste dans les starting-blocks et commence le championnat par une série de trois défaites ! Le S.E.C.B 1977-78 piétine avec son gardien convalescent, et juste avant son premier rendez-vous européen contre un autre Sporting, celui du Portugal. A l'aller comme au retour, l'équipe corse et Petrović sont héroïques. Menés au score lors des deux oppositions, Bastia arrache le succès à chaque fois (3-2; 2-1). Le Yougoslave est l'un des protagonistes de la qualification des Corses lorsque survient la rechute. A l'automne, Petrović est contraint de se faire opérer, en raison d'ennuis circulatoires à la cheville. C'est le début de la fin. « Onja » est out pour le reste de la saison. Il ne peut plus mettre un pied devant l'autre. Pire, celui-ci doit mettre un terme à sa carrière à 29 ans. Une sale blessure qui le poursuit toute sa vie, loin des lumières des stades. Il s'éteint le 21 septembre 2000, ce nouveau siècle qu'il n'aura côtoyé que quelques mois durant.

Onja et son pote Dzaja au club Med'.

F.C BARCELONA 1975-76.


F.C BARCELONA 1975-76

En haut : Albaladejo, Tomé, Mora, Artola, Sardurní, Corominas, Marinho.
2ème rang : Torres, Rifé, Migueli, De La Cruz.
3ème rang : Mir, Rexach, Marcial, Costas.
En bas : Fortes, Neeskens, Cruyff, Sotil, Heredia,Asensi.

IVAN CURKOVIC : Les collègues passés au crible.

A la fin des années soixante-dix, Ivan Curkovic apparaît comme le « number one » des gardiens du championnat de France. Pour la plupart, le portier stéphanois est le maître des bois. Au royaume des manchots, Curko est le roi. Un titre, certes honorifique, qui permet au Yougoslave de juger ses pairs dans les colonnes de Football Magazine en janvier 77, à la demande des journalistes du canard. Ivan le terrible répond comme à la parade, sans langue de bois ni concession, en vrai professionnel. Curko juge et décrypte ses collègues, à la manière d'un vieux sage un peu paternaliste toujours apte à prodiguer ses conseils : « Tout ne s'apprend pas dans notre métier, car il comporte une part importante d'inspiration. Mais j'affirme qu'un joueur est toujours perfectible s'il travaille sérieusement. » A bon entendeur...

DOMINIQUE BARATELLI (Nice).
C'est un garçon que j'aime beaucoup bien que son style ne soit pas le mien. Il est très concentré, trop parfois peut-être, mais sa régularité est un gros atout pour son équipe, en club mais également pour l'équipe de France. S'il est parfois critiqué, c'est parce qu'il est présent.

Dominique Baratelli (O.G.C Nice)

PHILIPPE BERGEROO (Bordeaux).
Un espoir que j'ai trouvé en net progrès. Sa taille haute ne le handicape pas trop car il est très souple en dépit de cette morphologie.

DANIEL BERNARD (Rennes).
Je ne comprends pas qu'arrivé en réserve de l'équipe nationale malgré une forte concurrence, il ait disparu si longtemps. Question de moral, certainement, qu'il lui faut retrouver.

JEAN-PAUL BERTAND-DEMANES (Nantes).
Sa taille exceptionnelle devrait le conduire à tenir un rôle presque de second libéro. Je le connais assez bien  et je suis presque certain que s'il travaille beaucoup, on le retrouvera aux sommets.

Jean-Paul Bertrand-Demanes (F.C Nantes).

JEAN-CLAUDE CHEMIER (Lille).
Il est de ceux que je connais peu. Il m'a donné l'impression d'être très timide, peut-être un peu trop.

CHRISTIAN DELACHET (Valenciennes).
Sans doute le plus souple, voire le plus acrobatique de tous. La contre-partie réside dans sa taille moyenne et les sorties.

GILLES DE ROCCO (Lyon).
Un jeune assez nerveux qui ne manque pas de talent, et possède avec Jacquet un entraîneur capable de le faire beaucoup travailler, et donc progresser.

GUY FORMICI (Troyes).
Encore un gardien à réflexes, très souple, et qui bénéficie d'une équipe aux possibilités assez limitées, ce qui lui permet de briller davantage. 

JEAN-MICHEL FOUCHE (Angers).
Sa longue carrière est la meilleure preuve de son talent. Son expérience est son sang-froid sont, en outre, très bénéfique pour son équipe.

JACKY LAMY (Laval).
Ne l'ayant aperçu qu'une fois, il va de soi que je ne peux pas porter de jugement sur lui.

CHRISTIAN LAUDU (Reims).
Je dirai de Laudu que c'est un gardien rationnel, sans gestes inutiles. Il connaît bien ses possibilités et il les exploite au mieux.

GERARD MIGEON (Marseille).
Celui-là je le connais bien, et pour cause car il était à Saint-Etienne. Presque perdu pour le football, son retour au premier plan est la meilleure preuve de sa grande valeur technique et humaine. Même blessé, il n'a jamais désespéré et m'assistait dans mes entraînements.

JEAN-MICHEL MOUTIER (Nancy).
Je ne suis pas certain qu'une taille au-dessous de la moyenne permette de s'imposer comme gardien dans le football d'aujourd'hui. Bon sur sa ligne.

HENRI ORLANDINI (Nîmes).
Lui aussi, je ne l'ai pas vu souvent jouer mais il va de soi que sa stature me semble être un atout sérieux pour lui.

ILIJA PANTELIC (Paris S.G).
Il m'est difficile de parler de lui pour des raisons évidentes. C'est mon meilleur ami après avoir été mon concurrent depuis 1962. Et puis, tant pis, je le dis quand même : c'est le meilleur !

OGNJAN PETROVIC (Bastia).
Encore un gardien de l'école yougoslave, dernier titulaire en date. Il possède d'énormes qualités, un tempérament très tranquille mais il ne parvient pas toujours à se concentrer 90 minutes.

ANDRE REY (Metz).
Je le dis tout net, c'est le gardien français qui m'a le plus impressionné depuis que je suis arrivé en France. Il a toujours été un sérieux obstacle pour nous. Son envergure et son coup d'oeil sont remarquables. J'attends avec curiosité et intérêt sa première sortie internationale, et comment il va réagir. 

André Rey (F.C Metz).

ALBERT RUST (Sochaux).
Gardien souple, jeune et enthousiaste. Sa concurrence avec Bats est le meilleur stimulant pour les deux.

JEAN-PIERRE TEMPET (Lens).
Je le connais peu mais suffisamment tout de même pour avoir décelé en lui des qualités de base mais aussi un acquis dû probablement au fait que son entraîneur est un ancien gardien de but. Parce que l'entraînement du gardien est essentiellement spécifique.

Ivan Curkovic by Adidas.

MATCH REPLAY. Le jour où... Les sélections des Amériques et du Reste du Monde font le gala au Rose Bowl.

C'est devenu une tradition après chaque coupe du Monde; un match de gala organisé au profit de l'U.N.I.C.E.F oppose les meilleurs joueurs qui se sont illustrés durant la compétition. Le dimanche 27 juillet 1986, au Rose Bowl de Pasadena, une sélection des Amériques affronte le Reste du Monde. L'occasion pour Diego Maradona de goûter sa cote de popularité aux States. L'Amérique accueille « El Pibe » les bras ouverts. L'Argentin avait d'ailleurs eu l'honneur d'annoncer la rencontre à la presse, écourtant ainsi ses vacances post-mundial à Tahiti. Vahiné, c'est gonflé quand même !

Côté sélection des Amériques, l'équipe confiée à Carlos Bilardo et Velibor « Bora » Milutinović affiche l'effectif suivant : les Brésiliens, en nombre, avec Josimar, Júlio César,  Falcão et Alemão. Les Mexicains Quirarte, Negrete et Raúl Servín. Les Paraguayiens Fernandez, Nunes, Romero et le futur brestois Roberto Cabañas. Les champions du monde en titre sont représentés par Pumpido, Brown et donc l'homme de Mexico 86, Diego Maradona himself. L'unique représentant des USA est Paul Caligiuri, lequel émigre plus tard en Allemagne (SV Meppen et Hansa Rostock notamment). Placée sous la direction du tandem Franz Beckenbauer-Johan Cruyff, souvenirs du WM '74, le sélection du Reste du Monde a fière allure avec les Soviétiques Dassaev et Belanov (qui sera élu Ballon d'Or en fin d'année), les Allemands Stielike et Magath, le Belge Renquin, l'Anglais Butcher, les Danois Elkjaer-Larsen et Lerby, l'Ecossais Strachan, les Italiens Conti et Paolo Rossi, et le vieux Nord-irlandais Pat Jennings. Pour la touche exotique, on note aussi la présence du Sud-coréen Park Chang-Sun, du Marocain Timoumi et du Suisse Hermann. Les Tricolores sont aussi de la partie avec Amoros et Rocheteau, qui vient de passer quelques jours à New-York après la coupe du Monde. 

Des hommes dans le match (Strachan, Timoumi et Romero).

60.000 spectateurs se sont déplacés dans la banlieue de Los Angeles pour admirer le gotha du football mondial. Maradona reçoit les faveurs du public qui n'a d'yeux que pour lui. L'épisode de la « mano de Dios » ne ternit pas l'image de l'icône argentine Outre-Atlantique. Chaque ballon touché par « El Pibe » est salué par des acclamations et des bravos. Mais sur le terrain, c'est la sélection du Reste du Monde qui mène les débats. Après une heure de jeu, l'équipe du Kaiser volant (ou du flying german) a scoré deux fois par Butcher et Rossi. Celle-ci semble se diriger vers un succés tranquille quand, dans les dix dernières minutes, l'Amérique se réveille. D'abord par Roberto Cabañas, qui réduit la marque, puis par Maradona qui égalise à deux minutes de la fin, à la plus grande joie des spectateurs. Les prolongations ne donnent rien, et l'on court doucement mais sûrement vers la séance des tirs au but. Au cours de cette dernière, c'est (encore une fois, merci pour le spectacle), Diego Maradona qui offre le tir victorieux à son équipe. Le public est ravi, les joueurs aussi, qui ont passé un bon moment sur le pré du Rose Bowl arrosé par le soleil californien.

Maradona show au Rose Bowl.

Dominique Rocheteau made in USA.

F.C MULHOUSE 1981-82.


F.C MULHOUSE 1981-82

Debouts : Pfertzel, Barthel, Barelli, Guillou, Paluchiewicz, Huck.
Accroupis : Fabiani, Wiss, Ouattara, Ben Saïd, Durkalic.