Sponsor en toc. STADE QUIMPEROIS (Rallye).


En Grande-Bretagne pour les amateurs de sport automobile, le rallye du RAC est une sorte d'institution. En Bretagne, à Quimper plus précisément, le rallye est juste un hypermarché, le premier implanté dans la ville en 1969 sur une surface de vente de 10.000 mètres carrés. Une autre institution quelque part dans le Finistère ! Qui pose son aura locale sur le maillot du club de la ville une dizaine d'années plus tard : le Stade Quimpérois. Au début des années 70, l'équipe a pris la fâcheuse habitude de faire le yoyo entre la D.II et la D.III mais tout change avec l'arrivée du sponsor tout-terrain durant la tempête punk de 1977. De l'ambition qui frise la démesure, un peu comme le rayon poissonnerie de la boutique, et c'est le dérapage mal contrôlé, la durite qui pète en pleine spéciale chronométrée. Les Bretons sont collés au fond de la grille, entre la 12ème et la 14ème position de 1978 à 1981, jusqu'à la descente aux enfers au cours de la saison 1981-82. Malgré la présence de Jean-Marie Lachivert - l'anagramme de Chilavert – dans les bois, de quelques jeunots aux dents longues (Serge Le Dizet, Dominique Barberat, Alain Jaffres...) et du vieux druide rasta-rocket Michel Kaham, les hommes de Marc Rastoll finissent dans le ravin, les crampons plantés dans la semoule du stade de Penvillers. Dernier de son groupe, le Stade Quimpérois présente des stats faméliques. Six victoires, huit nuls et une ardoise de vingt défaites dont une mémorable contre le rival du coin l'En Avant Guingamp (0-5). Quimper sur le terrain et boit le chouchen jusqu'au rallye en quelque sorte. Depuis, le club s'appelle le Quimper Kerfeunteun Football Club. Le Clairefontaine breton quoi...

STADE QUIMPEROIS 1981-82
Debout : Michel Kaham, Thierry Reillier, Gérard Déru, Jean-Marie Lachivert, André Hémon, Jean-François Bideau.
Accroupis : Dominique Barberat, Patrick Kaminski, Patrick Le Polotec, Patrick Toulhoat, Luc Barraud.

STADE QUIMPEROIS 1979-80 (Panini).

ALICE COOPER. A.F.C Haarlem shuffle.

Fuck le soccer. Alice Cooper montre son kiki 

C'est jour de fête en ce dimanche du 10 mars 1974 à Haarlem. Le club local, perdu dans la banlieue ouest d'Amsterdam, accueille le grand rival voisin Ajax, ses titres en fanfare et ses stars. Dans les tribunes du petit stade Jan Gijzenkade, l'ambiance est chauffée à blanc. A cause du prestige de l'adversaire de l'A.F.C Haarlem, c'est un peu le sommet de la saison pour le club, mais aussi par la présence d'un invité surprise et ô combien atypique pour un match de football. Alice Cooper, de passage dans le coin malgré une tournée européenne annulée, débarque dans l'enceinte avec les bagouzes aux doigts pour s'incruster à la fête. Et recevoir accessoirement un disque d'or, remis par le sorcier local gallois Barry Hugues, pour son album « Billion dollar babies ». Un opus qui cartonne d'ailleurs aux Pays-Bas. Le hard-rockeur américain reste en tête des charts pendant sept semaines d'affilées ! Ce qui explique la cérémonie d'avant-match, pas vraiment sataniste, entre le coach d'Haarlem et la rock-star décadente, adepte quelque part de la défonce totale comme le football de l'Ajax sur le plan sportif. Hard-rock is a lifestyle. Haarlem perd un à zéro. Après le match, Alice Cooper file répondre à une interview. Et pas un commentaire sur le match. Barry Hugues, lui, se demande encore ce qui était le plus important ce jour-là. Neeskens, Blankenburg, Krol, la défaite ou bien la remise des trophées avec son invité du jour qui a eu le toupet de sortir son membre pour l'occasion ? (voir la photo en détail).

C.S.K.A SOFIA 1970-71.


C.S.K.A SOFIA 1970-71.
Debout : Manolov (manager), Zafirov, Penev, Nikodimov, Yordanov, K. Stankov, Gaganelov, B. Stankov, Kovatchev (ent.).
Accroupis : Tichanski, Atanassov, Jekov, Yakimov, Denev, Marachliev.

La grosse cylindrée de RAINER BONHOF.

Rainer Bonhof ou le romantisme à l'allemande.

Avant de s'envoler vers l'Argentine avec la Mannschaft pour y défendre une couronne de champion du Monde, Rainer Bonhof recharge ses batteries chez Vati und Mutti, au sein du cocon familial où il puise sa concentration dans sa chambre d'ado. De sa couette, après son quatre-heures, une coupe à la François Cevert sur le casque, l'attaquant de Mönchenglabach replonge dans sa jeunesse fougueuse passée les mains dans le cambouis. Avant de devenir une pièce essentielle du Borussia et de la Mannschaft, Rainer Bonhof était mécano, et rêvait au romantisme de la Formule 1. La Lotus d'Emerson Fittipaldi, en poster sur son mur, et une vie comme celle de son idole du moment – le pilote autrichien Jochen Rindt. Enfin pas tout à fait puisque Rindt est sacré champion du Monde de F1 à titre-posthume en 1970. Le coureur automobile s'est crashé dans la saison à Monza. C'est d'ailleurs un fait unique dans les annales de la Formule 1. Rainer Bonhof connaît tout ça par cœur et a bien saisi la nature du message à la fin de sa lecture. « Ach, même morts, à la fin c'est toujours les Allemands ou les Autrichiens qui gagnent ». Bon, OK. Mais pas trop pour les Autrichiens quand même non plus. Allez, salut Rainer et bonne bourre !

S.K. BEVEREN-WAAS 1970-71.


S.K. BEVEREN-WAAS 1970-71.
Debout : Freddy Buyl, Robert Rogiers, André Vanderlinden, Paul Van Genechten, Richard Verelst, Luka Poklepovic.
Accroupis : Maurice Rénier, Raymond Goossens, Hugo De Raeymaeker, Robert Van de Sompel, Jean Janssens.


WAGs RETRO. Peter Marinello et Joyce de vivre.

Peter Marinello et Joyce full of love.

Les sixties florissantes terminées, Peter Marinello reste cependant to love en ce début d'année soixante-dix. Le 6 janvier, à quelques semaines de ses 20 printemps, le jeune attaquant des Hibs s'engage avec les Gunners pour la somme record de £100.000 ! C'est d'ailleurs la première fois qu'Arsenal dépense une somme à six chiffres pour un joueur. Installé à Londres, Marinello en profite pour régler les affaires courantes et scelle son union avec Joyce, sa blonde préférée du moment. Quatre jours après son transfert, l'international espoir écossais inscrit même un but à Old Trafford contre Manchester United pour sa première titularisation. Dès le lendemain, la presse encense la nouvelle recrue des Gunners en lui collant l'étiquette de « futur George Best ». La carrière de Peter Marinello suivra effectivement la même trajectoire que le « bad boy » mancunien. Après ses débuts en fanfare, le canonnier croule sous les sollicitations. On lui propose d'ouvrir des boîtes de nuit, il apparaît dans la célèbre émission « Top of the pops » et devient aussi parfois mannequin. A l'image du « cinquième beatle », son idole, la coqueluche d'Highbury n'hésite pas non plus à brouter le gazon des petites anglaises peu farouches avec les footballeurs-people. Désorienté par son statut de pop-star, le Gunner se noie dans l'alcool et les frasques extra-sportives au moment où Joyce donne naissance à Paul, leur premier enfant, au cours de l'année 72. Seule et délaissée, la jolie blonde subit alors une dépression post-natale et enchaîne les rendez-vous à la clinique pour soigner son mal-être. Son mari suit le même chemin. Le Gunner collectionne les blessures au genou et les opérations qui mettent sa carrière en suspens. En trois ans et demi à Arsenal, Marinello compte seulement une petite cinquantaine de titularisations (cinq buts au total) avant de partir à Portsmouth (1973) avec un bon contrat en poche. Une erreur de casting qui le mène plus tard vers des clubs de seconde zone (Motherwell, Fulham) et une expérience foirée dans le championnat U.S indoor (Phoenix). Tombé dans l'anonymat, Peter Marinello termine sa carrière chez lui en Ecosse (Hearts of Midlothian, Patrick Thistle) au début des années quatre-vingts puis se lance dans les affaires avec un partenaire peu réglo. Il perd environ £300.000 dans son business. Ruiné, l'ex-futur George Best est obligé de vendre tous ses biens et est même accusé de meurtre par son copain patibulaire. Pendant ce temps, son deuxième fils Jon tombe dans la drogue (il s'en est sorti depuis) alors que Joyce est au plus mal, toujours abonnée aux salles d'attente des hôpitaux. Marinello vît aujourd'hui du côté de Bournemouth avec femme et enfants, où il s'occupe de la formation de jeunes footballeurs. Sans tambour ni trompette. Et plus de larmes pour Joy(ce) malgré un destin à la Ken Loach ?

Attention Peter, tu vas encore te blesser !