S.K. BEVEREN-WAAS 1970-71.


S.K. BEVEREN-WAAS 1970-71.
Debout : Freddy Buyl, Robert Rogiers, André Vanderlinden, Paul Van Genechten, Richard Verelst, Luka Poklepovic.
Accroupis : Maurice Rénier, Raymond Goossens, Hugo De Raeymaeker, Robert Van de Sompel, Jean Janssens.


WAGs RETRO. Peter Marinello et Joyce de vivre.

Peter Marinello et Joyce full of love.

Les sixties florissantes terminées, Peter Marinello reste cependant to love en ce début d'année soixante-dix. Le 6 janvier, à quelques semaines de ses 20 printemps, le jeune attaquant des Hibs s'engage avec les Gunners pour la somme record de £100.000 ! C'est d'ailleurs la première fois qu'Arsenal dépense une somme à six chiffres pour un joueur. Installé à Londres, Marinello en profite pour régler les affaires courantes et scelle son union avec Joyce, sa blonde préférée du moment. Quatre jours après son transfert, l'international espoir écossais inscrit même un but à Old Trafford contre Manchester United pour sa première titularisation. Dès le lendemain, la presse encense la nouvelle recrue des Gunners en lui collant l'étiquette de « futur George Best ». La carrière de Peter Marinello suivra effectivement la même trajectoire que le « bad boy » mancunien. Après ses débuts en fanfare, le canonnier croule sous les sollicitations. On lui propose d'ouvrir des boîtes de nuit, il apparaît dans la célèbre émission « Top of the pops » et devient aussi parfois mannequin. A l'image du « cinquième beatle », son idole, la coqueluche d'Highbury n'hésite pas non plus à brouter le gazon des petites anglaises peu farouches avec les footballeurs-people. Désorienté par son statut de pop-star, le Gunner se noie dans l'alcool et les frasques extra-sportives au moment où Joyce donne naissance à Paul, leur premier enfant, au cours de l'année 72. Seule et délaissée, la jolie blonde subit alors une dépression post-natale et enchaîne les rendez-vous à la clinique pour soigner son mal-être. Son mari suit le même chemin. Le Gunner collectionne les blessures au genou et les opérations qui mettent sa carrière en suspens. En trois ans et demi à Arsenal, Marinello compte seulement une petite cinquantaine de titularisations (cinq buts au total) avant de partir à Portsmouth (1973) avec un bon contrat en poche. Une erreur de casting qui le mène plus tard vers des clubs de seconde zone (Motherwell, Fulham) et une expérience foirée dans le championnat U.S indoor (Phoenix). Tombé dans l'anonymat, Peter Marinello termine sa carrière chez lui en Ecosse (Hearts of Midlothian, Patrick Thistle) au début des années quatre-vingts puis se lance dans les affaires avec un partenaire peu réglo. Il perd environ £300.000 dans son business. Ruiné, l'ex-futur George Best est obligé de vendre tous ses biens et est même accusé de meurtre par son copain patibulaire. Pendant ce temps, son deuxième fils Jon tombe dans la drogue (il s'en est sorti depuis) alors que Joyce est au plus mal, toujours abonnée aux salles d'attente des hôpitaux. Marinello vît aujourd'hui du côté de Bournemouth avec femme et enfants, où il s'occupe de la formation de jeunes footballeurs. Sans tambour ni trompette. Et plus de larmes pour Joy(ce) malgré un destin à la Ken Loach ?

Attention Peter, tu vas encore te blesser !

AUSTRALIE 1974.


AUSTRALIE WM '74
En haut : Colin Curran, Attila Abonyi, Manfred Schaefer, Raymond Richards, John Warren et un adjoint.
Au milieu : Rale Rasic (ent.), Adrian Alston, Peter Wilson, Jack Reilly, Branko Buljevic, David Harding.
Assis : Allan Maher, James Milisavljevic, James Mackay, James Rooney, Harry Williams, Maxwell Tolson, John Watkiss, Ivo Ridic.
En bas : Ernest Campbell, Garry Manuel, Douglas Utjesenovic, Peter Ollerton.


WAGs RETRO. Tibor Nyilasi et sa Magyar aux anges.


Entre Buda et Pest, Tibor Nyilasi surplombe le Danube et peut rouler des mécaniques dans son pull trop court et son jean serré bien comme il faut. La Hongrie a obtenu son ticket pour le mundial argentin en écrasant la Bolivie en match de barrage. Le milieu de terrain de Ferencváros ouvre le feu au Nepstadion, avant le pilonnage du match aller. L'équipe hongroise l'emporte six à zéro. Et assure un autre succès (2-3) à La Paz, à 3,600 mètres d'altitude. La Hongrie rit du haut de son petit nuage et « l'Arc » (Nyil en hongrois, c'est son surnom) triomphe ! Mais manque de flèches dans le tournoi. Les Magyars sont tombés dans le groupe de la mort avec l'Italie, la France et l'Argentine. Trois revers au final et pas un petit point à ramener au pays. D'un seul coup, la nana sur la photo semble s'éloigner discrètement en flairant le mauvais plan. Quatre ans plus tard en Espagne, Tibor Nyilasi participe à la correction hongroise sur Salvador (10-1) en inscrivant un doublé. Les boules étaient moins compressées dans le futal ce jour-là.

Mon équipe de coeur par... Têteaucarré.

DRH dans le civil, il ose même pas l'avouer à sa maman, Têteaucarré est un drôle d'artiste ! « En vrai, je suis rugbyman, avoue t-il en pleine coupe du Monde au Brésil, mais bon quand il y a des buts et du mouvement, le foot me plaît bien ». Comme en plus les deux fistons pratiquent le ballon rond, le graphiste amateur a eu alors l'idée de fêter l'événement de la planète football. A sa façon. Avec un regard nostalgique et une approche artistique minimaliste, Têteaucarré recoiffe les joueurs de sa jeunesse, en rendant surtout hommage aux héros de Séville, mais pas qu'eux. Il y a du beau monde dans la bulle du rugbyman-arty qui est resté bloqué sur les années soixante-dix quatre-vingts. Une époque bénie pour celui qui ne tourne pas très rond, « parce qu'elles sont riches sur le plan graphique, mode et excentricités capillaires ». Le souvenir de Valderrama dans un coin de sa tête, Têteaucarré se focalise sur les cheveux. « C'est l'élément premier de mon graphisme, concède t-il d'entrée de jeu. L'idée m'est venue il y a plusieurs mois à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Bruce Lee. J'avais alors gribouillé sa coupe de cheveux. Comme tout le monde le reconnaissait, donc bingo ». Le concept est né et Têteaucarré cherche à développer le truc sur t-shirt. Histoire de se retrouver avec les anciens Bleus - Giresse, Rocheteau, Trésor ou Battiston... - sur le torse.

Et des flashes qui reviennent dans l'esprit de l'artiste quand on évoque l'équipe de France. Il y a bien sûr la génération 98, mais sans trop savoir pourquoi en fait. Mais surtout les Bleus de 82. A l'époque, le gaillard à dix ans et vit sa première coupe du Monde à la télé, « donc logiquement, c'est les souvenirs les plus forts ». C'est d'ailleurs pour ça que Têteaucarré a lancé sa collection vintage : La coupe du monde des coupes de cheveux improbables et des moustaches qui sentent la testostérone. Sortez le programme ! Une équipe type de légendes capillaires du Mondial et quelques préférences pour son créateur. Parmi lesquelles le colombien Valderrama, « parce que quand même, faut le faire une coupe pareille. C'est totalement improbable et même les Jackson Five n'avaient pas mis la barre aussi haute ». L'ancien Montpelliérain tient la corde devant un compatriote, le gardien René Higuita, « il était complétement barré sur le terrain », et Roger Milla « qui n'avait pas une super coupe de cheveux mais était le seul vrai vintage en regard se son âge ».

Visiblement le début des eighties, c'est bien aussi pour Têteaucarré qui envisage de s'attaquer à d'autres époques, pour être à la page, et pourquoi pas d'autres disciplines. Comme ça, pour le fun. «  Mes potes me disent que je devrais faire la version moderne des Portnawaks Haircuts de la coupe du monde, lance sans rire le roi du coup de boule. Alors sans doute je vais m'y mettre. Avec une déclinaison sur le tennis et André Agassi. Puis pourquoi pas l'ailier du XV australien qui ressemble à rien à Valderama avec le bandeau de Bjön Borg ». C'est dit, et reste à faire...
https://www.facebook.com/teteaucarre

    - EQUIPE TYPE DU ONZE DE FRANCE -
    Barthez ou Ettori
    Thuram - Blanc - Dessailly - Marius Trésor (mes enfants boivent dans le verre à moutarde à son image)
    Tigana - Deschamps (pas mal comme carrière) - Platoche et Zizou
    Devant Papin alias Patator et Henry ou Cantona

MEXIQUE 1978.


MEXIQUE 1978
En haut : De la Torre, Gomez, Guillén, Solis, Real, Reyes, Castrejon, Jimenez, Ramos, Guzman, Cardenas, Tena, Trujillo.
Au milieu : Dr Lozano, Amaya, Najera, Roca, Matturano, Monreal, Larios.
En bas : Cuéllar, Rangel, Isiordia, Sanchez, Najera, Chavez, Ortega, Vasquez Ayala, Aceves.

MAILLOT DE LEGENDE. Chili 1974.

C est avec son traditionnel maillot rouge que le Chili se présente au WM '74. En Allemagne, ce dernier est taché de sang. Celui qui coule depuis le coup d'état du général Pinochet le 11 septembre 1973. Dès le lendemain, l'estadio Nacional devient un camp de prisonniers politiques. Quinze jours à peine avant le barrage décisif contre l'URSS qui offre un billet pour le mundial argentin. A Moscou, la sélection chilienne résiste aux assauts soviétiques et repart avec le nul (0-0). La fédération soviétique boycotte le match retour. Pas satisfaite de la réponse des membres de la FIFA après sa visite au stade de Santiago. L'URSS estime qu'une rencontre sportive ne peut se dérouler dans un lieu où l'on pratique la torture et commet des meurtres. Les opposants politiques parqués au sous-sol de l'enceinte, la FIFA n'y voit que du feu - « Nous avons trouvé que le cours de la vie était normal, il y avait beaucoup de voitures et de piétons, les gens avait l'air heureux et les magasins étaient ouverts » écrit-elle dans son rapport, visiblement peut alerte sur la situation du pays - et donne son aval. Les Soviétiques, qui hurlent à la manipulation, demandent de jouer la rencontre sur terrain neutre. Devant le refus de la FIFA, l'URSS décide alors de ne pas se rendre au Chili. L'équipe chilienne se présente seule sur la pelouse le 21 novembre 1973, devant quarante mille spectateurs perplexes. « La Roja » se contente d'un seul but, unique dans les annales du football, inscrit par Francisco Valdés. En Allemagne, la sélection subit les mouvements de protestation et la chronique quotidienne, mais reste muette sur le pré (deux nuls et une défaite). L'attaquant vedette Carlos Caszely, surnommé « El Chino » est le premier joueur à recevoir un carton rouge en coupe du Monde. Une couleur qui fait vraiment tâche pour la Roja à cette époque.

CHILI 1974

A.S NANCY-LORRAINE 1978-79.


A.S NANCY-LORRAINE 1978-79.
Debout : Redin (ent.), Caullery, Delpierre, Curbelo, Stickel, Merchadier, Neubert, Platini, Cloët, Moutier, Bonnavia (Kiné).
Accroupis : Jeannol, Umpierrez, Pintenat, Rubio, Collina, Rouyer, Raczynski, Zénier, Perdrieau, Barret.